Thorigné-Fouillard

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Agenda

28ème Photofolie : les inscriptions sont ouvertes

Du 9 Octobre au 31 Octobre

Attention les inscriptions au concours ont changé ! Toutes les infos ici.

La ville de Thorigné-Fouillard organise du mercredi 9 au jeudi 24 octobre 2019 la 28éme édition de ses rencontres photographiques, qui accueillent des expositions de photographes reconnus ou émergents ; un concours amateur doté de prix avec une soixantaine d'exposants (chaque participant présente une série constituée de 3 à 5 photos sur le thème de son choix) ; des échanges entre les photographes et les publics enfants de la commune.

Concours photo

Attention, les modalités d'inscription changent pour tenir compte des capacités d'accueil de l'Éclat :

Du 9 au 24 octobre à l'Éclat

Manuel Benchetrit : L'épiderme de la ville

Manuel Benchetrit, après avoir enseigné le français à l'Université de Khartoum (Soudan), a été responsable du centre culturel français de Salalah (Sultanat d'Oman). La série photographique présentée questionne les liens entre la ressource sable et l'urbanisme dans cette région du monde arabe.

" L'épiderme de la ville " est le fruit d'un dialogue entre ma recherche artistique et celle, scientifique, du géographe Roman Stadnicki. Je m'intéresse aux images de projets architecturaux sur des panneaux de publicité ou de chantier, au Koweït dans les Émirats Arabes Unis, au Caire et à Marseille. L'hyperréalisme de ces images fascine tant il semble être doté d'un pouvoir d'autoréalisation renforcé par l'immensité et la profusion des affiches. Ces publicités vantent des villes nouvelles qui, parfois, ne se construiront pas, ou ne seront pas habitées. Images vitrines pour villes-vitrines. Images-mirages qui recouvrent le corps urbain comme un épiderme. On y voit affleurer les altérations du temps, comme l'âge sur la peau. Failles, plis, cicatrices, effacements dénoncent l'éphémère du consumérisme ostentatoire. Ces érosions s'agrègent en un palimpseste dont je cherche à aplatir les strates avec le médium photographique : je joue avec la confusion entre l'image-objet et la photographie-représentation... Un jeu d'optique qui entend faire écho aux publicités et à révéler l'illusion en la soulignant. L'épiderme des villes, les projections illusoires et la finitude organique qu'il porte, apostrophe nos perceptions de l'urbanité, en un tableau qui incarne pour moi une forme contemporaine et spontanée de vanitas, une sorte de memento mori de la vi(ll)e ".

Ce travail a été présenté à l'édition 2018 des " Rendez-vous de l'histoire " de Blois.

Thierry Jéron : La ville de l'autre côté

Thierry Jéron est membre de l'association " Photo à l'Ouest " et du club photographique " Société Photographique de Rennes ". Auteur photographe, il pratique la photographie en amateur depuis une dizaine d'années, principalement en numérique. Il a déjà réalisé plusieurs expositions à titre individuel à Rennes et aux alentours, en particulier pour l'Image Publique en 2017. Sa thématique principale concerne la ville, pour des photos de rues ou d'autres aspects plus originaux des cités.

" Cette série photographique, composée exclusivement dans la ville de Rennes, propose une illustration de la citation de Paul Eluard "Il y a un autre monde mais il est dans celui-ci". L'idée est de provoquer notre imaginaire à travers la réflexion de paysages urbains dans des eaux troubles, terreuses ou moussues.

Ces miroirs imparfaits apportent matière et structure inattendues à ces paysages. Sur ces fonds, les nuages alentours, les flous et déformations sur les bâtiments, la lumière et les couleurs chaudes coopèrent pour une note onirique de la ville, parfois à la limite de l'abstraction. Ces paysages éphémères ne sont rendus visibles qu'en se positionnant presque au niveau de l'eau, en les isolant du monde réel environnant. Etrangement, cette simple observation de la ville en miroir fait perdre ses repères, apporte du mouvement, transporte dans d'autres époques ou dans des lieux fantastiques ".

Félix Le Golden : The Hide Out, rêverie urbaine

" Ma démarche est de montrer comment la lumière modifi e les volumes et la réalité d'une architecture fi gée ". C'est ainsi que le photographe lavallois défi nit son travail. Se focalisant depuis une dizaine d'années sur les paysages urbains, Costa Kavvadias, le vrai nom de Félix Le Golden, préside le Club photo des Fourches de Laval, créé en 1970.

" Ce travail est une série de photographies couchées sur film de format moyen. S'évadant d'une vie urbaine horizontale, je rêve de passerelles vers un autre monde. La lumière naturelle y transforme la matière concrète et solide, en des éléments liquides, gazeux ou incandescents.

De nombreuses déambulations dans les rues, m'ont d'abord permis de repérer des structures industrielles érigées vers le ciel et détachées de leur environnement. J'élabore mon cadrage en isolant leur dimension verticale. Puis il m'a fallu guetter la lumière. L'analyse de sa densité, de ses orientations et de ses changements, m'ont permis d'affiner mon observation. Je choisis la lumière puissante que le soleil m'offre lorsqu'il atteint son zénith.
L'instant de la prise de vue se déclenche lorsque les trajectoires de lumière se superposent avec les lignes architecturales. En cet instant, lumière et matière fusionnent laissant apparaître une réalité transfigurée.

Je veux apporter à ces décors et ces lumières, une transparence et une abstraction qui permettent une transformation douce et granuleuse. Je travaille personnellement tous mes tirages en laboratoire pour donner une existence unique à chacune de mes oeuvres ".

Du 9 au 31 octobre à la médiathèque Alfred Jarry

Clotilde Audrouing-Philippe : Leur horizon...

Auteur photographe rennaise, Clotilde Audrouing-Philippe travaille principalement avec des entreprises et leur propose ses services dans le cadre de reportages "métiers" ou "évènementiels". A titre personnel, elle a une prédilection pour la réalisation de clichés colorés en lumière naturelle, de paysages ou de portraits et aime travailler sur des sujets tels que la place des femmes dans la société et à travers le monde.

" L'exposition " Leur horizon... " est un voyage photographique à destination d'un pays méconnu : la Mauritanie. Situé entre deux aires culturelles que sont l'Afrique noire et le Maghreb, c'est un pays de plus d'un million de kilomètres carrés de désert et de rocailles où le soleil impose sa loi, où l'eau et l'électricité sont des biens de luxe. C'était un pays de " passage ", le pays des nomades, essentiellement commerçants ou éleveurs. Les sécheresses à répétition et l'avancée du désert les ont poussés, pour fuir la pauvreté, à se sédentariser en très grand nombre, aux abords des grandes villes dont la capitale, Nouakchott.

Cette série, tout en jouant avec les couleurs pastels et l'esthétisme des lignes, pose le regard sur cette ville et la dureté de son environnement. Mon intention est d'alerter et de montrer, tout en prenant le contrepied des images convenues du désert, ces tribus nomades dont le modèle de vie séculaire est en train de disparaître pour laisser place à la sédentarisation et la concentration urbaine. Mon projet est de mêler esthétisme et reportage, en veillant à ne pas tomber dans le "misérabilisme", pour exprimer le désarroi lié à ce contexte de vie et les enjeux mondiaux inhérents à ces changements sociétaux ".

Prises de vues réalisées en février 2018 dans les quartiers de Nouakchott (Capitale de la Mauritanie).

 

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